La mémoire orale

Atelier animé par Riki Van Boeschoten, professeur au département d’histoire, d’archéologie et d’anthropologie sociale de l’Université de Thessalie

riki

Nous avons travaillé en groupe de deux pays (France/Italie, Allemagne/Portugal, Espagne/Grèce).

Chacun avait un type de mémoire (invisible, collective, individuelle) sur lequel il devait réfléchir en partageant ses expériences. Une présentation avait été faite pour montrer ces formes de mémoires et nous donner des exemples.
Notre groupe devait réfléchir sur la mémoire invisible, ce qui nous paraissait au début assez compliqué. Mais, à force de parler, nous avons trouvé des lieux qui rappelaient quelque chose à certains, que les autres ne connaissaient pas forcément, et qui ne se voyait pas.
Alice avait un arbre dans un parc près de son école dans lequel elle montait avec ses amis et où elle pouvait discuter sans être vue par les autres. Aujourd’hui personne ne se doute que cela était son repère ; c’est donc une mémoire invisible.
En Italie se tient dans une halle un grand marché mais ce que personne ne voit et que très peu savent c’est qu’avant cela était un endroit de souffrance car beaucoup de gens s’entassaient dans des conditions impossibles et ne pouvaient pas sortir
Des cabanes avaient été construites par les harkis pour se loger et sont aujourd’hui transformées et aménagées comme des appartements dans une résidence tout à fait normale. Aujourd’hui on ne peut pas se douter en voyant la résidence qu’une communauté s’était installée ici.
Nous avons mis toutes nos réflexions en commun en racontant quelques anecdotes comme celles que je viens de retracer. Nous avons pu alors découvrir les lieux cachés, des histoires qui nous étaient inconnues…et comprendre ce qu’était la Mémoire invisible.